Mon écriture sera irrégulière, j’espère néanmoins qu’elle sera précise.

Je suis un Français à Bruxelles depuis 2 ans. Depuis 2 ans maintenant j’arpente les rues de la ville que Baudelaire appelait “obscur, informe, blafard ou vineux” et que je partage mon quotidien avec son peuple tri-lingue.

La capitale de l’Europe est une ville de contraste, beaucoup plus petite que Paris ou Londres, elle a sa diversité en commun avec elles. Un amalgame de peuples se croise et s’entrechoque entre les différentes portes de la ville. Bruit, odeur et couleur s’enlacent dans un parfait amalgame. La langue naturelle y est le Français, mais beaucoup parle l’anglais, certain parlent même le Flamand. Les petits vendeurs à la sauvette courent en parallèle des fonctionnaires en cravate et costume mal taillé qui pressent le pas vers le quartier européen. Les sirènes chantent à toute heure, moins pour policer la ville que pour amener le prochain ambassadeur à la prochaine réunion de travail qui prépare la prochaine déclaration sans saveur qui maintiendra le marché commun.

Dans cette ville immense et minuscule à la fois se trouve un Franco-Britannique, passager clandestin d’une vie rempli de péripétie, qui apprend doucement.